– établir (ou fixer) un tarif qui envoie un signal correct à la fois aux consommateurs aux opérateurs et aux investisseurs ;
– assurer la viabilité à long terme des entreprises efficientes ;
– mettre en place un système régulatoire incitatif.
Le Titre VI de la loi n°2011/022 du 14/12/2011 régissant le secteur de l’électricité (règles tarifaires);
Les articles 38, 39, 40 et 41 du décret 2012/2806/PM du 24/09/2012 portant Application de certaines dispositions de la loi n° 2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun et l’article 3 du décret n°2013/203 du 28 juin 2013 portant organisation et fonctionnement de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité;
Les dispositions ci-dessus ont été reprises dans les articles 5, 6 du contrat cadre de AES-SONEL, et l’article 2 de son cahier des charges, et du point 10 de son avenant N°2;
Idem pour les dispositions du Tolling Agreement de DPDC et du Contrat d’Achat d’Energie de KPDC.
En règle générale au Cameroun, la tarification est basée sur la méthode du coût de service (article 39 al(1) et (2) du décret 2012 portant application de certaines dispositions de la loi n°2011/022).
Toutefois, la tarification du concessionnaire de service public d’électricité Enéo est historiquement marquée par deux modes de tarification:
Mode de tarification appliquée pendant les 1ère et 2ème périodes quinquennales (2001 à 2010) conformément au contrat de concession.
Applicable pour les 3ème et 4ème périodes quinquennales (2011 à 2020).
Ce mode de tarification, basé sur le coût de service, vient établir la relation entre les investissements réalisés ou projetés, la rentabilité, les charges d’opération et de maintenance, les achats d’énergie, la qualité de service escomptée et le tarif octroyé à l’opérateur.
L’attention est portée sur la marge raisonnable de profit de l’opérateur.
Les prix pratiqués entre producteurs et vendeurs d’une part, et un grand compte d’autre part, sont librement fixés dans le cadre de leurs relations contractuelles tout en restant soumis à l’obligation de transmission des structures de coûts correspondants à l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (article 4 de la loi 2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun)
La détermination du Revenu Maximum autorisé prend en compte les éléments suivants:
Pour chaque activité, le revenu requis ou coût de service est calculé en additionnant les éléments suivants :
Pour l’activité production, en plus des éléments ci-dessus, sont également pris en compte dans le calcul du revenu requis:
Exemple de formule tarifaire (1/2)
RMAt = (CIt-1 / CIt-2)xCEt + At + (WACCxBTt) + CCt + AEt + RIt + AFt – Kt – Pt-1
DESSIN à faire
Exemple de Formule Tarifaire (2/2)
Compensation tarifaire
La compensation tire son fondement de l’article 6 alinéa 2 de la loi n°2011/022 du 14 décembre 2011régissant le secteur de l’électricité qui stipule que: « l’Etat peut compenser toute charge financière résultant d’obligations de service public justifiées, non prévues dans les contrats de concession, les licences et les autorisations, ayant pour effet de contraindre les opérateurs à vendre à des tarifs inférieurs aux coûts réellement supportés ».
Analyse interne | |
Forces | Faiblesses |
– cadre légal défini ; – dispositions contractuelles existantes; – garantie des intérêts des parties (opérateurs/investisseurs/ bailleurs de fonds/Etat/consommateurs); – dialogue inter acteurs. | – cadre règlementaire incomplet (tarif de rachat pour les énergies renouvelables, bouquet énergétique, PNEE, etc.) ; – publication des tarifs après adoption des budgets; – prise d’effet tardive des décisions de régulation impactant la qualité de service, les investissements et l’exploitation ; – faible incitation des tarifs pour la qualité de service (Primauté du niveau du tarif sur la qualité de service); – non incitation des paiements anticipés des factures ; – poids substantiel des charges fiscales dans le tarif d’électricité ; – fraudes internes (personnel et sous-traitants); – sensibilisation pauvre; – non compétitivité des produits industriels locaux; – monopole de distribution. |
Analyse externe | ||
Opportunités | Risques/Menaces | Facteurs de succès |
– attrait des investisseurs nationaux et internationaux; – reflet de la politique sectorielle | – renchérissement des coûts des capitaux ; – dégradation de l’environnement des affaires; – subventions du secteur – déséquilibre des gains entre les parties; – tendance des clients à la filouterie. | – Autonomisation et augmentation des moyens financiers du Régulateur; – smart metering (comptage intelligent); – communication offensive et apaisée; – politique tarifaire adossée sur un bouquet énergétique mis à jour; – étude comparative du système tarifaire annuel et pluriannuel; – Amélioration des audits et renforcement des capacité du personnel ARSEL ; – benchmarking sous régional des tarifs. |